Dimanche 19 Mars 2017
Marche pour la Justice et la Dignité



Adama, Ziad, Bouna, Rémi, Théo et tant d'autres, victimes des violences policières, qui restent trop souvent silencieuses.


Ces comportements sont favorisés par la banalisation du racisme et la trop grande impunité des actes commis par des policiers. Ce sont bien entendu les quartiers populaires qui sont le plus souvent touchés par ces agressions, ces contrôles au faciès.


De plus, la façon dont le gouvernement Hollande a décidé de traiter les migrant-es est intolérable. Aussi l'accueil des migrant-e-s dans des conditions dignes et la régularisation de tous les sans-papiers doivent être opposés à l'Europe forteresse.


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19 mars ! en marche
pour la justice et la dignité

Agressions et crimes contre les jeunes victimes du racisme


Adama, Théo, Zyad, Bouna… et tous les autres moins médiatisés, la liste des victimes de violences policières est trop longue. Une grande marche est organisée le 19 mars pour protester et dénoncer les responsables, fauteurs de crimes, et exiger justice. Ils ont été commis par des personnes et elles doivent être jugées au même titre que toutes autres. Nous dénonçons aussi les politiques qui permettent ces crimes. Des policiers sont ainsi autorisés à utiliser des armes, à multiplier les arrestations violentes, à agresser de façon régulière physiquement et verbalement, ce qui est allé jusqu'à la mort de jeunes et au viol de Théo. Ceci découle autant des politiques sécuritaires exacerbées que des stigmatisations portées par dans les discours politiques sur les Roms, les jeunes de banlieues, et ce au plus haut niveau de l'Etat. Certains policiers, et même des magistrats ont complètement intégrés ces autorisations implicites à retourner la violence "d'Etat" contre ces populations. Loin de vouloir en finir avec cette impunité, le Parlement vient ainsi de valider un assouplissement des règles de présomption d’innocence pour les policiers. Un récent rapport d'Amnesty International alerte sur le durcissement des législations en France et les violences policières

 

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Marche féministe de nuit, le jeudi 10 mars 2016 à 20 heures

 

Les femmes comme les hommes sont légitimes dans l’espace public. Elles doivent être libres de circuler et de se déplacer comme bon leur semble. Or, la rue est davantage le territoire des hommes. Les femmes n’y ont qu’un accès restreint et perturbé par les comportements agressifs de ces derniers. Sifflements, commentaires, injures, agressions…


Comme le souligne une étude du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, toutes les utilisatrices de transports en commun ont déjà été victimes de harcèlement sexiste et de violences sexuelles.


Dans la rue comme ailleurs, les attaques contre les droits des femmes se multiplient (non respect de la libre disposition de leur corps, précarisation accrue au travail) et les inégalités se creusent (salaires, carrières, tâches domestiques, violences, etc.).


A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et à l’initiative du Planning Familial, les organisations féministes caennaises (associations, syndicats, partis) appellent à s’approprier l’espace public lors d’une marche de nuit.


Marchons contre toutes les violences sexistes, dans l’espace public comme dans l’espace privé !
Faisons du bruit contre la régression des droits des femmes !
Venez nombreuses et nombreux avec vos instruments et vos chants !


 

RENDEZ-VOUS LE 10 MARS À 20H, PLACE BOUCHARD à Caen


PREMIÈRES SIGNATAIRES de l’appel : Planning familial 14, Osez le féminisme!14, Confédération syndicale des familles
(CSF) 14, Solidaires 14, Ensemble! 14-61.
Signataires : PG 14, EELV 14, NPA 14, LDH 14, Jeunes Socialistes du Calvados, UNEF 14, UNL 14, jeunes écologistes Caen,
PCF 14, la Voix des Femmes, FSU 14 .


 

Marchons contre le racisme

Le samedi 30 novembre à Caen 14h30 place de la République


Un climat nauséabond s’installe dans notre pays. La garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Christiane Taubira, a subi ces dernières semaines des attaques racistes venues de temps obscurs que l’on croyait révolus. Les déclarations racistes d’une candidate du Front national, les invectives d’enfants, téléguidés par leurs parents, traitant la ministre de la Justice de « guenon », sont une souillure pour la République.


Ces propos attaquent frontalement des millions d’êtres humains originaires d’Afrique, des Caraïbes,des Amériques, de l’Océan indien, citoyens français ou non et dont les aïeux ont été jadis martyrisés du fait de leur couleur de peau. Ils constituent une atteinte violente contre toutes et tous car ils visent au coeur le pacte républicain.


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POUR UNE MARCHE ANTICOLONIALE ET ANTIRACISTE

 

 

 

L’exigence sociale des peuples épris de liberté qui défendent la démocratie, qui font ou tentent de faire tomber les dictatures est confrontée à celle des investisseurs, prédateurs et spéculateurs qui s’appuient sur le contrôle social des États et manoeuvrent pour garder la main. Après avoir dévastés les pays du Sud, la dette des états du Nord générée par les spéculations financières sert de prétexte à des ajustements structurels, socialement ravageurs, appliqués à des peuples que l'on tente, par ailleurs, de mystifier avec des remplacements homéopathiques de dirigeants.


En France comme ailleurs la crise économique et sociale, qui fut de tout temps le terreau du racisme et de la xénophobie, favorise un recul de tous les droits, des violations des libertés les plus élémentaires. De ce fait, nous assistons à une offensive globale sur tous les fronts : social, sécuritaire, racisme… Les prétendus « dérapages » de certains dirigeants et intellectuels légitiment et banalisent les idées et les comportements racistes, notamment ceux de la police d’Etat. Les lois et mesures discriminatoires et sécuritaires s’accumulent, portées par la surenchère de déclarations entre ministres et dirigeants du FN, stigmatisant les immigrés, les « musulmans », les Roms, et de façon plus générale désormais les chômeurs, les allocataires sociaux...

Cette atmosphère sécuritaire et xénophobe se renforce avec l'ouverture de la campagne présidentielle. Elle aura des répercussions dans les consciences bien au-delà... Elle favorise les mesures de répression et permet par ailleurs de couvrir les bavures policières.

Alors que nous avons commémoré le 50e anniversaire du massacre des Algériens à Paris le 17 octobre 1961, perpétré par des policiers agissant sous la responsabilité du préfet de police Maurice Papon et du gouvernement, ce Crime d’Etat n'a toujours pas été condamné, ni même reconnu par la France.

Pire, 50 ans après l'indépendance de l'Algérie et après avoir tenté de réécrire l’Histoire, le gouvernement français tente une réhabilitation du passé colonial de la France et de l’OAS dont il décore ses protagonistes : fascistes et putschistes qui ont porté les armes contre la République!

50 ans après les indépendances, pour des raisons politiques, économiques, et de stratégie militaire, la France continue de soutenir, au delà de son « pré carré » en Afrique, des régimes dictatoriaux et corrompus, tout en restreignant le droit d’asile pour les victimes.

50 ans après les indépendances, le colonialisme est toujours présent sous toutes ses formes voire prospère : alourdissement de l'endettement financier et poursuite des destructions écologiques, politique du G8/G20, du FMI, de l'OMC et de la Banque Mondiale, recolonisation des terres agricoles, pillage des ressources naturelles (eau, forêts, minerais), biopiraterie, guerres (Afghanistan, Irak), occupation (Palestine, Sahara Occidental, Tchétchénie..), non respect du droit des peuples à disposer d'eux mêmes (peuples Kurde, tamoul...). Les dirigeants français bafouent les droits politiques, économiques, culturels sociaux, linguistiques, des peuples kanaks, polynésiens, martiniquais, guadeloupéens, guyanais, réunionnais et l'intégrité territoriale des Comores.

50 ans après les indépendances, les habitants français et étrangers des quartiers populaires, et les jeunes, surtout s’ils sont originaires du Maghreb et d’Afrique noire, sont toujours considérés comme des ennemis intérieurs stigmatisés, discriminés, soumis à des harcèlements policiers incessants, à la ségrégation urbaine, et à de nombreuses mesures islamophobes. Quant aux sans-papiers, ils subissent une surexploitation, favorisée par la menace constante d’expulsions. Ils sont, comme les Roms, les premières victimes, de la xénophobie.

Dans ce contexte, il est plus que jamais nécessaire de rappeler les liens entre l'histoire et l'actualité, entre la violence d'Etat, le racisme, le néocolonialisme. Il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser, de montrer que nous sommes nombreux, très nombreux, à refuser que les uns soient opposés aux autres, à refuser une société clivée et assujettie aux dictats des marchés et à lutter pour l’amitié entre les peuples, pour la libre circulation des être humains sur la terre, à soutenir les peuples qui se battent pour leur indépendance politique, économique et culturelle.

Voilà pourquoi Sortir du Colonialisme et D'ailleurs nous sommes d'ici appellent les femmes et les hommes, les associations, organisations, collectifs et réseaux à une :


Journée de mobilisation nationale et de manifestations


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