Rentrée 2024 dans les collèges
Du neuf pour le "Choc des savoirs" ?
des annonces, mais aucun moyen...et des mensonges...!

 

 

 

 

Parmi les "nouveautés" de la rentrée 2024 :

  • Les groupes de niveaux en 6e et 5e en Français et en Maths

La DSDEN prétend mettre à disposition l'heure de technologie (supprimée en 6ème l'année dernière) et les heures de marge ("autonomie" de 3 heures par division) pour mettre en place ces groupes de niveaux. Elle appelle cela le "redéploiement" de l'heure de technologie.

 

Si la 26ème heure de 6ème a bien été attribuée dans les DHG de la rentrée 2023 pour, notamment, les heures d’approfondissement de Français et Mathématiques, pour la rentrée 2024, cette heure a purement et simplement disparu des moyens de certains établissements, selon un mode de calcul opaque ! Ainsi, pour certains, seules 25 heures sont attribuées aux classes de 6ème ! Il est donc totalement faux de dire que des moyens sont attribués pour cela. Cela signifie que ces groupes seront possibles uniquement en prenant sur les heures de marge (3 heures par classe) qui servent déjà à financer les groupes de langues, de sciences, les sections sportives, les langues anciennes... Autant d'options et de dédoublements désormais impossibles... ou bien financé·es par le Pacte comme le proposent certain·es chef·fes d'établissement. Vous voulez une Section Sportive : signez le Pacte!

 

En dehors de la question des moyens attribués, il y a celle des conséquences en terme de conditions d'enseignement. En effet, c’est bien l'ensemble des heures disciplinaires de maths et de français qui est concerné par ces groupes. Ainsi, toutes ces heures pour chacun des niveaux devront nécessairement être placées en barrettes, avec nécessairement des adultes devant chacun de ces groupes, donc, l'ensemble de l'équipe disciplinaire. Fini la possibilité de se répartir les niveaux : tous·tes les collègues devront avoir tous les niveaux pour rendre possible ces mises en barrettes. Et dans les petits collèges où il n'y a pas assez de prof·es ? On casse les postes pour en faire des postes partagés et augmenter ainsi le nombre d'enseignant·es présent·es, sans augmenter le nombre d’heures ! En plus de devoir préparer tous les niveaux, il faudra se mettre d'accord sur des progressions communes, sans aucune heure de concertation prévue pour cela. Les emplois du temps seront évidemment dégradés et certain·es chef·fes d'établissement ont déjà prévenu les collègues qu'il était inutile de faire des voeux d'EDT pour la rentrée prochaine !


Par ailleurs, des tensions s'intensifieront sur la charge de PP déjà de moins en moins admise par les collègues : comment accepter d'être PP d'une classe quand on aura, au cours de l'année, que des groupes, qui plus est, changeants ?

 

  • Doublement de l'EMC, Théâtre obligatoire... qui dit mieux ?

Dans le cadre de son "réarmement civique" (?), Macron a annoncé le doublement de l'enseignement d’Éducation Civique et Morale, soit une demi-heure de plus par semaine, soit 18h de plus sur une année... sans aucun moyen supplémentaire non plus. Que cela signifie-t-il ? Prendre sur les horaires d'Histoire et Géographie ? Prendre sur les marges et attribuer cet enseignement à des prof·es autres que d'Histoire et Géographie? Même question pour le théâtre : ces heures vont-elles être prises sur les enseignements artistiques déjà présents (Éducation Musicale et Arts Plastiques) ou seront-elles assurées par des interventions extérieures?

 

Depuis quelques années et avec une nette accélération, les annonces se succèdent, se superposent, se remplacent les unes les autres. Les collègues réfléchissent à mettre en place le dispositif "approfondissement / remédiation" ? L'année d'après, ce dispositif est supprimé et remplacé par pire.

 

Les heures disparaissent à vue d’œil et on nous parle de "redéploiement". Les personnels de l'éducation sont percutés de tous les côtés, avec une intensité et une fréquence rarement atteintes. À ce niveau, ce n'est pas de l'amateurisme, mais une stratégie de fragilisation des équipes pour mieux les dépouiller, pour mieux casser les conditions d'enseignement, pour mieux détruire le service public d'éducation national en prétendant l'inverse. Ces stratégies de chamboulement permanent, ce sont les stratégies de "réorganisation" qui existent dans d'autres secteurs avec les conséquences les plus néfastes possibles, comme chez France Télécom.


Non, il ne sera pas possible de s'en sortir seul·e en pensant passer entre les gouttes. Non, il est illusoire de penser que cela va finir par s'arrêter et qu'après on nous fichera la paix. Non, une petite négociation dans le bureau du/de la chef·fe ne vous protégera de rien du tout.


La seule issue possible est de nous réunir et réagir collectivement. De refuser toutes ces réformes et de revendiquer des moyens à la hauteur des besoins. La journée de grève du 1er février ne peut pas être une journée isolée juste pour dire "on n'est pas content". Elle doit absolument être le début d'une réaction massive et déterminée.

 

Grève Éducation Nationale unitaire du 1er février


10h30 place du théâtre de Caen


14h AG des personnels de l'éducation Amphi Rouelle 1er étage de l’amphi N (ancien sciences A)

 


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L'INTERSYNDICALE VOIE PRO BAS-NORMANDE EXIGE LE RETRAIT DU PROJET DE REFORME GRANDJEAN DE LA VOIE PROFESSIONNELLE

Toutes et tous en grève le mardi 12 décembre

MANIFESTATION 14H devant le rectorat

Tract Intersyndicale - retrait du projet de réforme Grandjean

 

La ministre déléguée à l’enseignement et la formation professionnels s’arc-boute sur ses positions de casse du lycée professionnel en voulant imposer une dégradation brutale et scandaleuse de la classe de terminale. Le calendrier imposé est de surcroît intenable et irrespectueux du travail des personnels car la mise en œuvre de ce projet est envisagée dès la rentrée 2024.

 

Concrètement, le parcours commun des élèves de lycée proserait diminué de 6 semaines et les épreuves aux examens avancées afin d’introduire un parcours personnalisé de 6 semaines. Ce projet est bien une forme de recyclage de l’échec criant du bac Blanquer.


Après un bac pro 3 ans, c’est un bac pro 2,5 ans, voire 2 ans qu'organise le ministère. Au prétexte de diversification, le ministère détournerait un grand nombre d’heures de cours pour répondre à une commande présidentielle : augmenter le nombre de semaines de stages. Inacceptable quand nos élèves ont besoin de plus et mieux d’école. C’est toute l’architecture du bac pro qui est laminée.


Imposer des stages en juin en lieu et place des épreuves actuelles est absurde et dangereux pour les élèves des lycées pros qui seront en concurrence avec les élèves de 2nde GT dont le capital réseau pour trouver des entreprises d'accueil est plus important.


Comme si cela ne suffisait pas, cette dévalorisation du bac pro s’accompagne, dès cette année, de la refonte de la carte des formations qui prévoit la réduction de 15 % des places de formation actuelles décrétés « non-insérantes » à la rentrée 2026. Ce qui ne laisse guère de doute sur l’ampleur des suppressions de postes et des reconversions forcées que vont subir les collègues.


Ce n'est ni l’intérêt des élèves ni celui des personnels qui conduit cette réforme. Avec les personnels, nous refusons ce projet : le ministère portera la lourde responsabilité d'un accroissement du décrochage scolaire, de résultats en baisse aux examens et d’une dégradation sans précédent des conditions de travail des personnels. C'est clairement une annualisation du temps de travail des professeurs de lycée professionnel qui se profile.


Le ministère veut prendre de court les personnels, les élèves et leurs organisations représentatives dans un agenda très rapide : les textes passeront au Conseil supérieur de l’Éducation le 14 décembre. C’est une nouvelle fois un profond mépris envers les PLP et leurs syndicats.

 

L’intersyndicale voie pro SNETAA-FO, CGT Éduc’action, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SUD Éducation appelle tous les personnels à échanger et organiser partout des heures d’information syndicale et des assemblées générales d'établissement le matin pour préparer et réussir une mobilisation d’ampleur le mardi 12 décembre à 14h devant le Rectorat de CAEN pour exiger le retrait de cette réforme des lycées pros.


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