Recherche

Spécial précaires

Faits marquants en image


Déclaration de SUD Éducation et Solidaires

CSE du 5 mars 2018

 

L’école n’est pas une entreprise, les fonctionnaires ne sont pas des variables financières d’ajustement :

mobilisons-nous pour défendre le service public d’éducation !

 

L’essentiel de l’ordre du jour de cette séance du conseil supérieur de l’éducation porte sur les textes réglementant Parcoursup et l’accès au premier cycle des études supérieures. La consultation du CSE est donc une fois de plus de pure forme puisque ces textes sont déjà en vigueur dans les faits et que les personnels sont contraints depuis des semaines de mettre en œuvre leurs dispositions sans aucune base légale.

 

C’est bel et bien la sélection généralisée à l’entrée de l’université qui est mise en œuvre. Dès cette année, le bac ne sera plus suffisant pour accéder à l’université puisque les élèves devront satisfaire des attendus définis par chaque établissement. Déjà les officines privées se précipitent sur le marché de l’accompagnement à l’orientation. Car toute la réforme n’a pour objectif que d’accentuer encore le tri social.

 

Les annonces faites le 14 février concernant la réforme du bac et du lycée sont en pleine continuité avec ces textes : un lycée « à la carte » faisant de l’élève l’auto-entrepreneur de sa scolarité, toujours davantage responsable individuellement de ses choix, de ses « réussites » ou de ses « échecs » ; un bac “maison” dépendant de l’établissement, cassant ainsi sa valeur nationale et créant d’avantage d’inégalités entre les établissements.


Pour SUD éducation et l'union syndicale Solidaires, l’heure est donc à la lutte pour le retrait des réformes du baccalauréat, du lycée et de l’accès aux études supérieures, qui forment un tout sinistrement cohérent, qui s’inscrit dans le cadre des politiques du gouvernement visant à casser les services publics et les droits des salarié-e-s.


Les services publics et Les fonctionnaires, attaqués de toute part, de plus en plus précarisé-e-s, peinent à remplir leur mission.


Le salaire réel des fonctionnaires, en baisse depuis 2013, est encore mis à mal par le rétablissement du jour de carence, l’augmentation du taux de  cotisation de la pension civile et de la CSG... Le gouvernement a annoncé un plan de dynamitage de la fonction publique via le recours accru aux contractuels et un plan de « départs volontaires ». En supprimant 120 000 postes, il détruit encore un peu plus les services publics. Les postes aux concours d’enseignant-e-s sont en baisse de 20 % dans le second degré et de 10 % dans le premier degré.

 

Sept syndicats de la fonction publique appellent à la grève le 22 mars pour une hausse des salaires, l’arrêt des suppressions d’emplois, la titularisation des contractuel-le-s, l’égalité professionnelle, l’abrogation du jour de carence, la défense des retraites. Alors que le gouvernement mène une offensive tout azimut (le statut des cheminot-e-s est lui aussi remis en cause), il faut une mobilisation massive le 22 mars, qui doit être un point d’appui pour la construction d’une grève reconductible et la convergence des luttes.

 

Cette séance du CSE se tient à quelques jours du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. 2017 a permis de rendre visible certaines luttes féministes pour l’égalité des droits et en particularité l’égalité des salaires, contre le harcèlement au travail, contre les violences sexuelles,
pour une langue moins genrée avec le débat sur l’écriture inclusive.


En 2018, la question n’est pas moins d’actualité et les attaques contre les droits des femmes dans le monde du travail et en dehors sont toujours plus fortes, c’est pourquoi les femmes sont nombreuses à se mobiliser.


Elles dénoncent les violences sexistes et sexuelles à la maison, dans l'espace public, au travail. Elles alertent sur les stéréotypes de genre toujours persistants dans les médias, à l'école que les ABCD de l’égalité si critiqués par le ministre de l’éducation nationale permettaient de déconstruire, dans la vie publique et privée. Elles condamnent la précarité, la pauvreté, le chômage. Elles refusent les inégalités au travail en termes de salaires, d'accès à l'emploi, de carrière, de temps de travail. Et elles rappellent les conséquences de toutes ces inégalités sur le montant des retraites. Elles luttent contre les remises en cause du droit à l’avortement, à l'accès à la contraception. Elles exigent la garantie de services publics pour toutes et tous, des services à développer et équilibrer sur l'ensemble des territoires, de la petite enfance à la perte d'autonomie. Elles combattent la lesbophobie et tous les stéréotypes relatifs à toute autre catégorie discriminée. Elles soutiennent les migrantes et réfugiées. Elles n'admettent pas les discriminations, comme celles visant les femmes handicapées...

 

Seules nos mobilisations peuvent faire avancer l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les discriminations sexistes et LGBTQIphobes.

 

Le 8 mars est l’occasion de rendre visible ces luttes nécessaires, alors, contre les oppressions faites aux femmes, tou-te-s en grève !

 


Télécharger la déclaration



Déclaration de SUD Éducation Calvados

CAPD du 20 février 2018

 

Alors que la rentrée 2018 se prépare, nous gardons un très mauvais souvenir de la rentrée 2017 avec des fermetures de classes improvisées mettant à mal toute une organisation, faisant souffrir nos collègues, les élèves et les parents.


La mise en place des CP à 12 dans l'urgence n'a été possible qu'en amenuisant les dispositifs existants : le Plus de Maître Que de Classes et le Moins de Trois Ans, dispositifs qui permettent d'améliorer les conditions d'enseignement dans des écoles situées en zones d’Éducation Prioritaire.


Dernier point noir de cette rentrée : les collègues en CUI qui avaient reçu un accord par mail de leur renouvellement en juillet n'ont été averti-es par courrier de leur non renouvellement qu'après la fin de leur contrat !


Par ailleurs, nous demandons à ce que les trois jours d'absence lors du décès de la mère ou du père du ou de la conjoint-e soient rétablis. De même, nous demandons à ce qu'aucun justificatif ne soit demandé lors de demande d'absence pour raison médicale afin de garantir le secret médical.


Enfin, nous nous inquiétons du nombre important de convocations de nos collègues par vos services et regrettons qu'ils ne soient pas aussi prompts à améliorer nos conditions de travail. Nous voulons des Maîtres E, des Maîtres G, des psychologues scolaires, du temps de concertation, des formations, des places pour les élèves dans les dispositifs spécialisés et des AVS en nombre suffisant.


Télécharger la déclaration



Déclaration liminaire de Sud éducation

au CTSD et au CTA de janvier 2018

 

Le Premier Ministre, dans sa circulaire « Action Publique 2022 », l'a promis : il faut sabrer les dépenses publiques et les services qui vont avec ! Il faut donc considérer l'Éducation Nationale comme étant un service inutile et uniquement coûteux. Le Gouvernement dira sans doute « service à moderniser » ou « à optimiser ».


La Loi de Finance 2018 accentue donc la politique d'austérité engagée depuis des années. Elle ampute notre académie de 87 Emplois Temps Plein, dont 10 pour les collèges du Calvados.


Ces mesures déjà très contraignantes sont accentuées par la fermeture de deux collèges, entraînant la disparition de services publics de proximité, par la fusion de lycées, de filières... Vous entassez les élèves, notamment les élèves de SEGPA avec la multiplication des doubles niveaux particulièrement non adaptés à celles et ceux qui ont le plus de besoins. Vous réduisez les heures de marges des établissements. Ainsi, même ceux qui maintiennent leur nombre de divisions voient leur dotation diminuer.


Une des raisons que vous invoquez est la baisse démographique. A titre d'exemple, dans les collèges du Calvados, cette baisse équivaut à 0,5 élève en moins par division ! Il n’y a pas là de quoi réduire les DHG, bousculer les emplois du temps, charger les effectifs/classe. Votre argumentaire ne sert qu'à masquer une politique d'économie sur le dos des services publics, des familles et des élèves


Cette politique a pour conséquences de dégrader les conditions d'apprentissage des élèves, les conditions de travail des personnels et participe donc à la dégradation du service public d'éducation nationale et à la fuite d'une partie des élèves dans le privé : ceci est flagrant puisque dans un contexte de baisse du nombre d'élèves, les établissements privés continuent de voir leurs effectifs augmenter !

 

Lire la suite...

Agenda militant

<< Juin 2018 >>
LMMJVSD
123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930

Statistiques

Depuis samedi 27 fevrier 2010

mod_vvisit_counterAujourd'hui5472
mod_vvisit_counterHier2866
mod_vvisit_counterCette semaine10470
mod_vvisit_counterLa semaine dernière23381
mod_vvisit_counterCe mois-ci55816
mod_vvisit_counterLe mois dernier126426
mod_vvisit_counterCumul6224310

 ,