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Hausse des frais d’inscription à l’Université

Sélectionner les étudiant-e-s...

Pour faire payer les jeunes et leur famille !


La loi relative « à l’orientation et à la réussite des étudiants » (ORE) n’est pas qu’une réforme qui porte sur l’accès à l’université publique. Elle prépare d’autres mesures qui seront annoncées dans les prochains mois et les prochaines années. Parmi elles, la hausse des frais d’inscription demandés à l’université.

 

Une hausse continue des frais d’inscription depuis 20 ans


Depuis une vingtaine d’années, à l’université, les gouvernements ont augmenté les frais d’inscription des étudiant-e-s étranger-e-s inscrit-e-s dans certaines filières, ceux des étudiant-e-s inscrit-e-s en « formation continue » ou dans des « diplômes d’établissement ». Ces personnes payent régulièrement 5 000 € leur année d’études, parfois plus ! Malgré ces mesures, les frais annuels restent soumis à des tarifs nationaux fixés par l’État et sont aujourd’hui la plupart du temps compris entre 150 et 300 € l’année (les étudiant-e-s boursier-e-s sont dispensé-e-s du paiement de ces frais).

 

 

Une privatisation rampante


Pour autant, avec loi ORE, il est prévu de tout changer. Les échanges des plus proches conseiller-e-s d’Emmanuel Macron révélés par le site Wikileaks indiquent que la réforme de l’affectation post-bac a été prévue pour :

  • pousser les étudiant-e-s à s’inscrire davantage dans le privé,
  • continuer d’acclimater les universités à « l’autonomie » financière et au désengagement de l’État,
  • encourager les universités à développer des « formations courtes professionnalisantes » afin qu’elles fassent rentrer les personnes au plus vite sur le marché du travail, à la fois pour que ces personnes soient prêtes à payer leurs études et rapidement en capacité de rembourser les prêts qu’elles vont contracter pour les payer.

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Destruction du paritarisme

À la place des droits,

le management

 

Le gouvernement, dans le cadre du plan « Action publique 2022 », annonce un dynamitage en règle des CAP, les fameuses commissions administratives paritaires auxquelles ont recours l’ensemble des fonctionnaires au cours de leur carrière. Il s’agit là d’une offensive directe sur le statut des fonctionnaires, et notamment celles et ceux de l’Éducation nationale. Et ce qui se profile derrière est connu : mobilité sur profil, avancement au mérite, fragilisation des droits.

 

 

Les CAP, qu’est-ce que c’est ?

 

Les Commissions administratives paritaires désignent un ensemble d’instances réunissant membres de l’administration et représentant-e-s du personnel à parts égales. Ces instances ont été instaurées en 1982, et existent dans les trois versants de la Fonction publique. Elles ont des compétences assez variées, mais qui s’articulent toutes autour d’un axe : la gestion de la carrière des personnels. Concrètement, y sont examinés par exemple les changements d’échelon, de grade, les détachements, les disponibilités, les congés formations, mais aussi et surtout la mobilité (les mutations entre académies ou au sein des académies pour le second degré, entre les départements ou au sein des départements pour le premier degré) et les procédures  disciplinaires.

 

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Agenda militant

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