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Sélection à l’entrée de l’Université

Les mensonges de Parcoursup

 

Aujourd'hui, le 15 janvier 2018, ouvre la nouvelle plateforme d'orientation post-bac, Parcoursup. La fédération SUD éducation tient à alerter les salarié-e-s de l'éducation et de l'enseignement supérieur, les étudiant-e-s, les élèves et leurs parents, sur les dangers de la réforme qui se cache derrière Parcoursup. En effet, Parcoursup ne réglera en rien les injustices de la plateforme Admission post-bac (APB) tant décriée. Au contraire, elle ne fera que les aggraver.

  • Le gouvernement vante les mérites de Parcoursup par rapport à APB, sous prétexte que tous les dossiers des candidat-e-s seraient examinés de façon qualitative par les établissements d'enseignement supérieur. C'est faux ! Puisque dans le même temps le gouvernement promet aux universités la mise en place d'algorithmes locaux pour trier automatiquement les dossiers en fonction des notes. Il est en effet impossible de classer autrement en quelques semaines les milliers de dossiers qui parviendront à chaque formation. Parcoursup, ce sont des APB locaux, aux critères opaques, à la place d'APB.
  • Le gouvernement assure aux élèves et à leurs familles qu'il existera des formations non-sélectives sur Parcoursup. C'est faux ! Avec la loi relative « à l'orientation et à la réussite des étudiants » qui accompagne Parcoursup, bien qu'elle ne soit pas encore adoptée par le parlement, les universités pourront sélectionner en priorité les meilleurs élèves, puis refuser les autres candidat-e-s une fois leurs capacités d'accueil atteintes. Parcoursup, c'est APB, avec en plus la sélection à l'entrée de l'université.

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La rupture conventionnelle collective ou la grande arnaque...

 

C’est assurément une des mesures phares des ordonnances Macron de l’automne. L’une de celles les plus attendues par le patronat dont le MEDEF avait passé commande au président des riches : la rupture conventionnelle collective (RCC) ou la mise à la porte (par accord) des salarié-es plutôt que leur licenciement économique !


Cette rupture conventionnelle collective prend la forme de départs « volontaires » : contre une indemnité négociée par accord, il n’y a plus aucune obligation de reclassement, ni proposition de contrat de sécurisation professionnelle (CSP). Enfin il ne comporte aucune priorité à la réembauche !


Dans un contexte où les suppressions d’emplois et les licenciements sont nombreux et ont des conséquences dramatiques, le plan de sauvegarde de l’emploi (basiquement appelé plan social) est là pour donner des garanties au salarié-es en cas de départs collectifs pour raisons économiques. La rupture conventionnelle collective, elle, va relever du strict bon vouloir patronal, l'entreprise n'ayant même pas à justifier d'une difficulté ou d'un contexte économique particulier. Et il suffira au patron de trouver les bons syndicats partenaires pour la réaliser par accord.


La rupture conventionnelle collective est en réalité un plan de licenciement déguisé, sans aucune garantie.. Sans motif économique ni même licenciement, la RCC ne fait l’objet d’aucune consultation d’une instance représentative du personnel et ne peut donc être contesté devant les tribunaux et les prud’hommes en particulier.


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