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Armer les équipes militantes

et inciter les personnels en souffrance à déclarer des accidents du travail.

Armer les équipes militantes et inciter les personnels en souffrance à déclarer des accidents du travail1/ Après adaptation du courrier à l’établissement, le donner aux chefs d’établissement lors de Conseil d’administration, par exemple.


2/ Ecrire dans les cahiers CHS (CT) les situations dans lesquelles des collègues s’estiment en difficulté (arrêt de travail, mal-être, fatigue, souffrances diverses, etc…). L’administration sera informée donc obligée de trouver des solutions.


3/ Conseiller à chacune ou chacun s’estimant en danger (pétage de plombs, fatigue, etc…) de se retirer de cette situation en allant voir son médecin et en lui demandant un arrêt de travail sous qualification d’ « accident de travail ».


Pourquoi ?


Depuis quelques années, la cour de cassation a considéré que les blessures psychiques sont considérées au même titre que les blessures physiques, comme des motifs d’arrêt de travail.


Lors du retour au travail, après accident de travail, le médecin du travail, ou de prévention dans l’éducation nationale, convoque systématiquement la personne.


4/ Accompagner la personne chez le médecin de prévention et lui rappeler que la loi l’oblige à proposer un plan de prévention à l’employeur pour éviter le renouvellement d’un nouvel arrêt de travail.


Rappelons que le médecin, de par la loi, ne peut proposer que des solutions allant dans l’intérêt exclusif du salarié (Code du Travail, D82-453 du 28 mai 82 et suivants).


Si l’employeur, (rectorat, inspection académique), refusait le plan de prévention proposé par le médecin, par exemple consistant à des décharges horaires ou autres, il doit obligatoirement s’en expliquer soit par écrit, soit dans les instances locales, départementales ou académiques.


Enfin rappelons que la politique actuelle de contre-réformes dans l’éducation nationale, amène une gestion globale (un management) se rapprochant de plus en plus de ce qui s’est passé à France Télécom, chez Renault, …


Or, suite à des suicides, les juges ont condamné ces méthodes (jugement de décembre 2009). Il serait dommage de constater que nous n’utilisions pas les attendus des jugements rendus, à savoir que ces méthodes sont condamnées. Le rappeler à nos décideurs, c’est les obliger à reculer sur ce terrain…sauf à prendre le risque d’être à leur tout condamnés.

 


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Programme CLAIR


Derrière l'alibi de l'éducation prioritaire, la mise au pas des personnels et des usagers !


Depuis la rentrée, 105 établissements choisis dans dix académies parmi ceux « concentrant le plus de difficultés en matière de climat scolaire et de violence » expérimentent le dispositif CLAIR (collèges et lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite). La circulaire parue au Bulletin officiel du 22 juillet 2010 confirme ce que les premières déclarations de Luc Chatel laissaient craindre : plus qu'une énième variation sur le thème de l'éducation prioritaire, le dispositif CLAIR est un protocole d'expérimentation de nouveaux modes de gestion des personnels et des usagers qui n'annonce rien de bon.


Flicage et dressage des parents et des élèves.


La circulaire du 22 juillet affiche l'ambition d'améliorer et d'individualiser le suivi des élèves. Le principe est louable, les moyens le sont moins. Des « préfets des études » seront chargés d'effectuer des entretiens individualisés réguliers avec chaque élève. Il faut bien les habituer aux méthodes de management du monde de l'entreprise...


Pour les plus récalcitrants, on préconise d'éviter les exclusions, ce qui est une bonne chose, mais pour y substituer des « mesures d'utilité collective ». On ne peut que douter de l'utilité éducative d'une journée de balayage de la cour de récréation.


Rassurons-nous, les parents ne sont pas oubliés : la « mallette des parents » ainsi que des ateliers débat et des formations leur seront proposés afin de « développer leurs compétences ». La formation des parents est-elle une mission de l'Éducation Nationale ?


Mise au pas des personnels.


Les nouveautés les plus inquiétantes concernent bien le sort des personnels de ces établissements ainsi que la nouvelle politique de ressources humaines qui y est pratiquée. Dans ce domaine, les expérimentations suivent essentiellement deux voies :


  • Le renforcement de la hiérarchie. L'introduction d'un préfet des études par niveau recruté parmi les enseignants ou les CPE ressemble fortement à la création d'un nouvel échelon hiérarchique. Cette fonction, qui tient à la fois du super-professeur principal, du CPE et du personnel de direction sera intégrée à l'équipe de direction mais sans en avoir le statut. Par ailleurs, chaque établissement sera doté d'un IA-IPR référent chargé, entre autre, de suivre ces préfets des études et de « les aider dans leur projet professionnel d'accès au corps des personnels de direction. »

 

  • Le profilage des postes. L'objectif est annoncé clairement : il s'agit d'aboutir à terme « au profilage de l'ensemble des postes » qui permettra au chef d'établissement de recruter l'ensemble de ses personnels lui même et donc de renforcer son autorité sur eux. Ces postes seront assortis d'une obligation de stabilité de 5 ans et de la signature de lettres de mission de trois ans alignés sur le projet d'établissement et qui concernera également les postes pas encore profilés. Qu'adviendra-t-il des personnels qui refuseront de signer ces lettres ou de postuler à un poste profilé pour rester dans leur établissement ? « Les personnels enseignants, d'éducation, administratifs, sociaux et de santé qui n'adhèrent pas au nouveau projet seront encouragés à rechercher une affectation plus conforme à leurs souhaits. » Quelle forme prendra cet encouragement ? On craint le pire...

Promesses d'avancement et mise en concurrence des établissements : la carotte et le bâton.

 


On annonce une mise en concurrence des établissements expérimentateurs via une évaluation pour chacun d'entre eux. Ces résultats seront « pris en compte dans l'évaluation des enseignants et pourront être un élément facilitateur pour obtenir prioritairement un avancement au grand choix ou une nomination au grade supérieur. » En d'autres termes, l'évolution des carrières sera alignée sur les résultats de son établissement. Par ailleurs, on promet aux préfets des études une « indemnité pour fonction d'intérêt collectif » et à tous les personnels « des dispositifs spécifiques de rémunération complémentaire » à la rentrée 2011. Rien donc, pour ceux qui essuieront les plâtres de l'expérimentation lors de la première année. Les contractuels ne sont pas oubliés : c'est avec un cynisme à peine dissimulé qu'on leur promet : « des formations facilitant l'accès aux concours ».


Le tout sans moyens supplémentaires en heures et en personnels !


Une phrase de la circulaire résume à merveille une « innovation » de ce dispositif sur laquelle le ministre n'a pourtant pas insisté. « L'essentiel de ces actions est à mener dans le cadre des enseignements et du temps scolaire ». Pour la première fois, on fait de l'éducation prioritaire à moyens horaires et humains constants : pas d'allègement des classes ni d'augmentation de la dotation horaire globale à l'horizon.


Pour toutes ces raisons, la Fédération SUD Éducation considère que le souci de cette expérimentation n'est pas d'améliorer les conditions d'accueil des élèves et de travail des enseignants mais bien d'expérimenter des méthodes de management issues du privé sous couvert d'éducation prioritaire.


Nous appelons donc tous les personnels concernés à refuser de signer des lettres de mission et de devenir préfet des études. Nous les appelons également à lutter sur le terrain contre la généralisation du profilage des postes et de la mise en concurrence des établissements.


Ensemble, refusons le programme CLAIR et demandons une vraie politique ambitieuse et pourvue de moyens conséquents pour l'éducation prioritaire !


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