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SNCF :

Premier coup d’arrêt sur
l’ouverture à la concurrence !

 

Vendredi 25 mai, la région Bourgogne Franche Comté a donné raison au combat des cheminots en refusant par son vote, la concurrence dans la future convention TER.


En séance plénière, les conseillers régionaux ont adopté le retrait de l'article qui devait ouvrir à la concurrence les lignes ferroviaires de leur région. Les élus qui pour des raisons politiques et idéologiques voulaient à tout prix libéraliser le ferroviaire sur cette région, se sont vus signifier une fin de non-recevoir au nom de l’intérêt général et en premier lieu celui des usagers.


Par ce geste, les conseillers régionaux ont pris leurs responsabilités et viennent d'envoyer un signal fort au gouvernement concernant la réforme du ferroviaire. Par ce vote, la région Bourgogne-Franche Comté dément l'argument du gouvernement, qui soutient que les régions sont demandeuses de la concurrence.


Notre Fédération sait que d’autres régions sauront s’inspirer de cette sage décision au nom de l’intérêt du plus grand nombre et en dehors de tout dogme libéral partisan. SUD-Rail réaffirme qu’un service public du transport ferroviaire en France est incompatible avec l’ouverture à la concurrence et les intérêts financiers individuels qui sont intrinsèquement liés.

 

SUD-Rail revendique la nécessité d’une entreprise publique unique et

intégrée pour assurer le transport ferroviaire des marchandises

et des voyageurs accessible à l’ensemble des usagers.

 


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Hausse des frais d’inscription à l’Université

Sélectionner les étudiant-e-s...

Pour faire payer les jeunes et leur famille !


La loi relative « à l’orientation et à la réussite des étudiants » (ORE) n’est pas qu’une réforme qui porte sur l’accès à l’université publique. Elle prépare d’autres mesures qui seront annoncées dans les prochains mois et les prochaines années. Parmi elles, la hausse des frais d’inscription demandés à l’université.

 

Une hausse continue des frais d’inscription depuis 20 ans


Depuis une vingtaine d’années, à l’université, les gouvernements ont augmenté les frais d’inscription des étudiant-e-s étranger-e-s inscrit-e-s dans certaines filières, ceux des étudiant-e-s inscrit-e-s en « formation continue » ou dans des « diplômes d’établissement ». Ces personnes payent régulièrement 5 000 € leur année d’études, parfois plus ! Malgré ces mesures, les frais annuels restent soumis à des tarifs nationaux fixés par l’État et sont aujourd’hui la plupart du temps compris entre 150 et 300 € l’année (les étudiant-e-s boursier-e-s sont dispensé-e-s du paiement de ces frais).

 

 

Une privatisation rampante


Pour autant, avec loi ORE, il est prévu de tout changer. Les échanges des plus proches conseiller-e-s d’Emmanuel Macron révélés par le site Wikileaks indiquent que la réforme de l’affectation post-bac a été prévue pour :

  • pousser les étudiant-e-s à s’inscrire davantage dans le privé,
  • continuer d’acclimater les universités à « l’autonomie » financière et au désengagement de l’État,
  • encourager les universités à développer des « formations courtes professionnalisantes » afin qu’elles fassent rentrer les personnes au plus vite sur le marché du travail, à la fois pour que ces personnes soient prêtes à payer leurs études et rapidement en capacité de rembourser les prêts qu’elles vont contracter pour les payer.

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