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Déclaration de SUD Éducation à l’ouverture des FPMA

Formations Paritaires Mixtes Académiques, de juin 2018

 

Nous commençons la période du mouvement intra-académique, mais qu’en sera-t-il dans un ou deux ans, après la fusion des académies Basse et Haute Normandes ? Amoindrir et éloigner les représentations des services publics n’est pas un service à rendre aux collègues, aux usagers-ères, aux personnels rectoraux, aux établissements scolaires, qui vont une fois de plus voir leur vie ou leur fonctionnement se compliquer davantage. Quel besoin autre que de faire apparaître des postes en doublon, puis de les supprimer et ainsi contenter les promesses de réductions d’emplois dans la Fonction Publique ? Pourquoi ne pas aller plus loin et fondre toutes les entités académiques en une seule académie nationale, imaginez tous les doublons à supprimer et les économies afférentes, quelle efficacité budgétaire

 

SUD Éducation, avec d’autres, s’oppose résolument à cette fusion, et demande la préservation des organisations administratives de proximité.

 

Sera-ce d’ailleurs une des dernières FPMA ? Car le projet nouveau de suppression des CAPA, Commissions Administratives Paritaires Académiques, et la menace qu’elle fait peser sur le paritarisme est totalement inacceptable. Il n’y aurait plus de protection garantie s’il y avait disparition des corps intermédiaires, et quel dialogue social (tant vanté par ailleurs) s’il n’y avait plus de représentant-es des collègues pour porter leurs besoins, leurs revendications, pour contrôler les agissements de l’administration ?

 

Sous couvert de « fluidifier les mobilités individuelles, d’assouplir les recrutements, d’alléger la gestion des personnels », le but est d’affaiblir la contestation, de détourner le regard des élu-es représentatifs/ives qui sont considéré-es comme des freins à la modernisation du service public.

 

Il s’agit pour le ministère de faire sauter les verrous concernant un certains nombre de droits collectifs et de renforcer le dirigisme managérial des carrières grâce à une gestion « RH qualitative » avec « une meilleure prise en compte des besoins locaux » sous-entendant le renforcement des pouvoirs des chef-fes d’établissement (appelé-es maintenant en novlangue des managers publics) dont nous voyons les désastres dans les pays où l’autonomie a été mise en place.

 

La démocratie présentée comme un boulet, voilà qui présage de tristes lendemains.

 


Autre démantèlement en cours : celui de l’orientation où les CIO, Centre d'Information et d'Orientation, seraient tout simplement fermés, les DRONISEP, Délégations Régionales de l'Office National d'Information sur les Enseignements et les Professions, transférées aux Régions, les COPsy, Conseiller-ères d'Orientation Psychologues, disparu-es des établissements.


Derrière la régionalisation de l’orientation se profile une école encore plus axée sur le tri social, la préférence territoriale répondant aux besoins spécifiques des entreprises locales au détriment de la formation générale des futur-es citoyen-nes, l’augmentation des inégalités car par l’affaiblissement d’un service public (un de plus), les familles les plus démunies et leurs enfants n’auront accès qu’à un service public dégradé, tandis que les autres pourront se tourner vers des officines privées aux prestations payantes : l’exemple de Parcoursup montre l’émergence d’un marché juteux de coachs scolaires.

SUD Éducation soutient et soutiendra la lutte contre ce projet d’abandon du service d’orientation accessible à toutes les familles, contre ce projet maltraitant les personnels concernés.


Autre démantèlement encore : la suppression d’au moins 7 000 postes de PLP Professeur-es de Lycées Professionnels.Le ministre de l’Éducation nationale a présenté sa réforme de l’enseignement professionnel : un désastre maquillé par de belles annonces et le mirage de l’excellence, encore l’excellence, toujours l’excellence ! ... avec zéro moyen en sus. Cette propagande gouvernementale ne présage rien de bon pour les personnels et organise la casse des qualifications et des métiers pour les élèves. Ainsi le formatage prend le pas sur la formation de futur-es citoyen-nes avec  l’obscène objectif de réaliser des économies sur le dos des élèves qui ont le plus besoin de ces enseignements.


En promouvant l’apprentissage et donc un glissement plus important de la formation vers le privé, en supprimant des heures qui vont engendrer une hausse des effectifs, en regroupant les spécialités par famille, en refondant pour la énième fois les programmes... les conditions de travail des  personnels vont encore se dégrader.


Nous assistons à une véritable vente à la découpe, après les pauvres qui coûtent un pognon de dingues, après la privatisation déguisée de la SNCF, le service public d’éducation est le mammouth à dépecer.


« Si vous trouvez que l’enseignement coûte cher, essayez l’ignorance !» s’emportait Abraham Lincoln. C’est le projet gouvernemental : couper dans les dépenses de l’État en réduisant les services publics et en favorisant implicitement les entreprises privées venant occuper à leur profit les espaces ainsi libérés.


Ces contre-réformes contre les acquis confirment l’émiettement du collectif, la négation de la solidarité, le bâillonnement de la voix des collègues. À SUD Éducation nous refusons ces traitements de plus en plus inégalitaires et injustes envers les travailleurs/euses. Ce modèle de société où l’Éducation nationale devient le terrain de chasse prioritaire des adeptes du libéralisme, SUD Éducation sera toujours là pour le combattre.

 


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