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Parce que l'Université ne doit pas être rentable :

le 1er mai comme le reste de l'année, défendons nos services publics !

 

La dette, la dette et encore la dette : voilà sur quoi repose aujourd'hui tout l'argumentaire qui vise à justifier les coupes dans les dépenses publiques. Ainsi, les hôpitaux, les services du rail, ou encore l'éducation par exemple, voient chaque année leurs budgets toujours un peu plus grignotés. Mais au delà de cette réalité qui est constamment présentée comme indépassable, certains services publics sont même amenés à participer au développement de la compétitivité des entreprises françaises. En un mot, ces services sont soumis à une injonction unique : celle de la rentabilité. Et le cas de l'Université est, de ce point de vue, plus que symptomatique.


Marche ou crève !

 

Depuis quelques années désormais, les universités sont poussées à devenir autonomes, que ce soit financièrement, pédagogiquement, ou administrativement. A titre d'exemple, la loi Liberté et Responsabilité des Universités (loi dite LRU, mise en oeuvre sous Sarkozy entre 2007 et 2009) transfert la gestion de la masse salariale de l’État vers les établissements. Et évidemment si l'on peut dire, les budgets ne suivent pas, si bien que bon nombre de facs se sont vite retrouvées en déficit, déficit que les directions tentent de colmater sous peine de se trouver mise sous la tutelle du rectorat. Ici, à Caen, la direction prévoie d’ores et déjà 840000€ de déficit pour l’année 2017...

 

Concrètement, cette situation de déficit se traduit par des gels et suppressions de postes, ceux-ci engendrant de la souffrance au travail ; des Travaux Dirigés (TD) à 40 voir 60 étudiantes (comme en sciences de l’éducation ou en psychologie, ici, à Caen) propices à l’abandon prématuré de certaines ; des suppressions d’options et d’enseignements en nombre, ces derniers étant remplacés par des cours d’informatique vide de sens par exemple ; le non paiement de vacataires à la fin du mois ; des hiver presque sans chauffage dans certains bâtiments (comme dans la bibliothèque Sciences de l’Homme du campus 1) ; etc.

En gros, on ne va pas vous faire un dessin, mais l’Université se délabre à vitesse grand V, au détriment des étudiantes, enseignantes et de tout le personnel… ou presque !


Des primes pour la présidence, déprime pour les autres...


En 2016, le Conseil d’Administration de la fac de Caen a octroyé 180 000€ de primes à ses principaux-ales administrateur-trices.


Celles-ci viennent sans doute récompenser la basse besogne que les directions des différents services ont eu a orchestrer ! Ainsi, P.Denise, président de la fac de Caen, s’est vu attribué 23 000€ de bonus, le record allant à la directrice générale des services, qui a quant à elle touché 43 000€ de primes ! Gérer l’institution de manière managériale, écraser les autres, et être récompensé pour cela : bienvenu dans un service publ… la fac-entreprise !


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