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En soutien à Franck Merouze de l'UL CGT de Caen

Rassemblement devant le tribunal de Caen

mercredi 23 novembre 2016 à 8h30

 

« Ceci est un avertissement ! »

Syndicalistes d'Air France en septembre, ceux de Goodyear les 19 et 20 octobre dernier, mais aussi nombre de militant-es qui ont combattu la Loi Travail comme Franck Merouze, le secrétaire de l'Union Locale CGT de Caen, le 23 novembre prochain qui passe en jugement pour « outrage » parce qu'il met en cause, dans un communiqué, des agissements du Directeur Départemental de la Sécurité Publique : les procès s'enchaînent. A chaque fois, il s'agit de sanctionner la prétendue violence de ces militant-es tout en niant la violence réelle que nous, syndicalistes, subissons. Il faut considérer ces procès comme des avertissements envoyés au monde du travail par ceux et celles qui sont au pouvoir !


Défendre les emplois, défendre les libertés syndicales, le droit de manifester, dénoncer les abus de la police est aujourd'hui considéré comme un crime parce que nous menaçons l'ordre, celui imposé par l’État ou dicté par les patrons. Pourtant ces actions sont légitimes et nécessaires ! En faisant de la défense de ces droits un crime, l’État tente de dépolitiser et délégitimer les actions syndicales, assimilant alors les militant-es à des délinquant-es, des criminel-les, refusant la moindre remise en cause de leur pouvoir. Rappelons-nous qu'en 2013, Hollande refusait l'aministie sociale autrefois accordée aux syndicalistes ! Cela en dit long sur sa considération envers les travailleur-ses et le mouvement social ; le même nous vendait, au printemps dernier, le dialogue social !


Dans un contexte de durcissement des conditions de vie et de travail imposées par les patrons, avec la complicité de l’État, pour exploiter toujours un peu plus les travailleur-ses, détruire les emplois et augmenter leurs profits, les tensions, les sources de mécontentement vont évidemment se multiplier. Pour mater les contestations, l’État recourt à la force. La lutte des classes n'a jamais disparu : ce sont les patrons qui, inlassablement, la mènent contre nous.

 


Les empêcheur-euses de tourner en rond, les ennemi-es intérieur-es sont ciblé-es : zadistes, écologistes, soutien aux migrants, syndicalistes... Il ne faut rien laisser passer ! Il faut éradiquer toute forme de contestation sociale. La répression s'abat : celle du patronat quand il licencie, celle de la police avec les violences et les arrestations lors des manifestations, celle de la justice avec ses peines de plus en plus lourdes. La justice de classe à deux vitesses se met en branle : 9 mois de prison ferme requis en janvier pour les Goodyear contre 2 mois avec sursis pour un policier qui avait frappé un manifestant à Caen : de quelle justice parle-t-on ?

 

  • Parce que nous refusons ce système capitaliste dans lequel une poignée exploite la majorité et la spolie du fruit de son travail, que nous refusons ce système politique qui défend les intérêts des plus puissant-es et écrase cette majorité à l'aide de sa police et de sa justice.
  • Parce que nous défendons nos droits face à ceux et celles qui veulent nous les prendre, que c'est une question de démocratie.
  • Parce que nous sommes désigné-es comme ceux et celles qu'il faut faire taire et éliminer.
  • Parce que Solidaires ne sera pas épargnée.
  • Parce que la seule réponse possible est collective.


Nous devons soutenir toutes les victimes de la répression d’État.
Nous nous rassemblerons mercredi 23 novembre à 8h30
au tribunal de Grande Instance de Caen,
en soutien à Franck Merouze de l'UL CGT de Caen.



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